Et si j’avais une poêle, je ferai une omelette, mais je n’ai pas d’œufs.

alain NapoNous sommes tous confrontés à ce dilemme, on dit : « La vie c’est comme on veut » c’est faux.

En effet lorsque Napoléon arriva devant Moscou, les œufs n’étaient pas durs de cuisson, mais durcis par le gel. Le grand Empereur, de rage, s’en prit à celle qui lui était le plus proche : «  Une cruche c’est comme Joséphine » dit-il.

Ses généraux lui firent remarquer qu’ils ne voyaient pas le rapport entre cette affirmation et Moscou qui brulait.

Il répondit : « Bande de niais, incompétents, ignares, que fais-je avec des gens aussi nuls »

Les pauvres généraux se turent, l’Empereur si on lui répondait, pouvait dans sa colère, demander sa réserve d’œufs pourris et les jeter aux visages de ses officiers. Cela ne faisait pas une omelette mais plutôt un pot pourri.

 De plus ses généraux ignoraient que Joséphine, qui avait essayé de se substituer au cuisinier de l’Empereur, avait échouée. Elle cramait, brulait, toute recette qu’elle préparait. D’où la crème brulée. De plus maladroite en diable, elle renversait tout ce qui passait en ses mains. D’où la tarte tatin !

 Devant tant de médiocrité, le Prince, voyant « Qu’ici c’est comme un dédale, » ne prit aucune décision. Alors, plusieurs jours passèrent et l’Empereur ne mangeait pas. Moscou était la proie d’un gigantesque incendie, cela lui rappelait les plats carbonisés de Joséphine et lui coupait l’appétit.

 Puis un aide de camp, lui porta des œufs au plat, étonné le grand homme, du haut de sa petite stature, dit : «  Vous avez trouvé une poêle ? »

Alain oeufOui répondit l’aide de camp, qui était normand, mais je n’ai pas de fouet, alors les œufs sont restés plats.

«  Et d’où viennent ces œufs frais, ni durs, ni gelés » demanda l’Empereur.

«  Et bien, Sire, c’est Pâques, les moscovites les avaient cachés de ci de là selon la tradition »

Napoléon, trouva cela très incohérent, alors il fit décorer son aide de camp de l’ordre de la poule et lui demanda : «  D’où es tu originaire mon brave? »

« Mais de Normandie mon Empereur. » répondit l’aide dont les yeux s’humidifièrent, et il continua sa quête du fouet.

Bon dit Napoléon, « ce n’est pas tout, je suis en campagne, mais tout cela me fatigue, je crois que je vais prendre ma retraite ! »

 Ainsi est l’histoire réelle de cette épopée qui fut étouffée dans l’œuf...

 

Alain Berthomet, écrituriales