A l'heure du salon du livre de Paris, les chiffres pleuvent comme tous les ans et le blogueur se fait un devoir de vous mettre à la page. Et le constat s'impose: il se vend de moins en moins de livres dans les salons (dessin Pierre Fouillet) comme dans les librairies.

ecriture5Mais il s'en édite de plus en plus.

Allez comprendre!

Pas besoin de chiffres en veux-tu en voilà, il suffit d'en retenir deux qui sont particulièrement éloquents:

- 1,7 %: baisse des ventes en 2018

- 68.121 nouveautés l'an dernier

Cela permet à Télérama de résumer la situation en citant le fondateur des éditions de minuit qui affirmait avec bon sens et ironie: "L'édition est le seul secteur de l'économie qui répond à une baisse de la demande par une hausse de l'offre"

Jolie formule qui se passe de commentaire!

Main à la poche, main sur les "poche"

Il semble, en plus, que les français dépensent moins en privilégiant les éditions bon marché. Question livres: ils ne mettent plus la main à la poche, ils mettent la main sur les éditions de poche.

 Et vous savez quoi?

Dans le Top 50 des bouquins vendus en 2018, les livres de poche en comptaient 32, soit quasiment les deux-tiers!

Il faut dire que le budget lecture commence à chiffrer si vous êtes un gros lecteur. Il vous allège tellement que malgré le poids et le coût des mots, vous n'avez pas besoin d'aller faire un tour chez "Comme j'aime"

image avec texteUn gros lecteur n'est pas celui qui a besoin d'une cure d'amaigrissement, quoiqu'il prenne une moyenne de vingt livres par an. Et d'ailleurs, ce chiffre concerne 31% des lecteurs, avec prédomiance pour les femmes et les plus de 65 ans qui avalent, que dis-je qui dévorent une moyenne de 28 livres par an.

La vieille lectrice, une cible privilégiée

Alors amis auteur(e)s, continuez à écrire malgré tout: un français sur deux affirme qu'il lit quasiment tous les jours. Ce serait bien le diable si ou jour ou l'autre il ne tombait pas sur un bouquin écrit par un écriturialiste.

Il ne faudrait surtout pas croire qu'ils ne peuvent pas voir nos bouquins en peinture. Bien au contraire!

ecriture4D'autant que d'après Dominique Dumollard, notre cheville ouvrière, on se bouscule cette année au portillon d'écrituriales.

Ecrivons, écrivons, nous finirons bien par être lus. Si ce n'est pas par un jeune lecteur, ce sera probablement par une vieille lectrice.

ecriture6Ce n'est pas moi qui le dis, ce sont les statistiques réalisées par CNL /Ipsos en janvier...

36% des femmes lisent une moyenne de 26 livres par an et 37 % des seniors une moyenne de 28 livres par an.

Alors, si on veut en vendre des brouettes, n'hésitons plus: visons directement les vieilles lectrices.

Ce sont elles qui vont booster nos ventes..

 

Alain CADU

Dessins de Pierre Fouillet