20211226_191620

 

Pour le blog écrituriales, il n'est jamais trop tard pour célébrer Noël.

Après le poème de Rhadia, place à celui d'Alain Berthomé

Comme quoi, pour illuminer Noël avant qu'il ne parte en fumée,  rien ne presse...

Sur le blog, on pourra toujours écrire, même après  le 25 décembre avec ou sans botte, avec ou sans hotte :

"J'espère Noël. "

Il suffit, avec ou sans renne, de prendre son élan. 

Alors Joyeux Noël, qu'il soit inscrit sur la façade de l'église de Bressuire ou qu'il soit mis en rime dans le poème d'Alain Berthomé. 

 

 

Noël 

Le rouge gorge en sautillant piétine

Le chantier paysan, les formes transformées.

Le tailleur las, cherche au loin un signe

Mais rien ne bouge, tout dort terre figée.



Les grives se regroupent en masses denses.

Des feuilles de platane se fichent sur la ronce.

Pas de signe, patience, savourons le silence.

Le jour peine à grandir et s'engonce...


Les frimas statufient les arbres dénudés.

Un vent désespéré ne s'accroche qu'aux mousses,

Mais un air de musique choque l'obscurité

Et des voix se rallient à la mélodie douce.



En ce soir magique les cœurs sont reposés.

Un messie est venu annonçant le Royaume,

Alors l'espoir s'installe dans le moindre foyer,

Noël pour un instant apaise et l'air embaume.



Et le poète écrit, il pense au lendemain.

Les mots peuvent tuer ou redonner la vie,

Alors lâchant sa plume il rend tous ses quatrains!



Alain Berthomet