Vous avez vu ces derniers jours l'invasion des French Days?

Après le Black Friday, voilà t'y pas que pour vous faire acheter moins cher, on mobilise une fois de plus l'anglais dans les journaux et sur les radios...

french days 1Non mais des fois ? Non mais Frenchement ?

Maintenant que Macron va augmenter notre pouvoir d'achat avec ses réductions d’impôts, voilà que les publicitaires soignent notre pouvoir de dépenses à grand renfort d’anglais abusif !

"Buy Buy", la devise des French Days

Avec leurs French Days, ces cons-là, ils ne seraient pas en train de nous susurrer "Buy Buy" à la sauce anglaise?

Avec leurs French Days, ces cons-là il ne penseraient pas qu'à faire du business sur le net mais aussi dans nos "shops"?

Savent-ils au moins que le mot anglais pour boutique n'est que la version anglaise de notre vieille échoppe auquel, par aphérèse, ils ont confisqué le "e" initial qu'ils n'ont même plus la force de prononcer.

Mr les anglais, il ne faudrait pas oublier que sur ce coup-là on a tiré les premiers?

Alors on vous renvoie la balle, que dis-je le boulet ? Votre langue est devenue aussi envahissante que les coups de fil intempestifs pour améliorer votre habitat ou isoler vos combles.

french days 2La danse du French concon

Cet anglais intrusif, c’est bien le comble, également !

On veut bien garder le French kiss même si on n'a pas envie de rouler des patins à toutes les anglaises.

On veut bien garder le French flair bien qu'il ne soit plus l'apanage du rugby français en capilotade.

On veut bien garder vos French letters, ces capotes anglaises que vous avez nationalisées alors que, à ma connaisance, Condom est bien française et non anglaise.

Si seulement on pouvait enfiler ces capotes anglaises de Condom ou d'ailleurs aux French Days!

Alors de grâce, foutez nous la paix avec vos Black Fridays, vos French Days et tous vos autres French concons qu'on n''a pas envie de danser!

french days 3Maintenant que j'ai dit tout ce que je pensais en toute Frenchise, il ne me reste plus qu'à filer discrètement.

Alors, my French friends, je me casse sur la pointe des pieds.

Et pourtant, il n’est pas question que je prenne un French leave pour m'éclipser.

Non, Messieurs les publicitaires, je vais faire comme vous:

je vais filer à l'anglaise...

Alain CADU

Logo sans nomPatrice PERRON en rajoute une couche:

"French days ou blaques Frailledaises (comme niaises)

 Tous ces mots anglais utilisés au quotidien par des français est pénible et m’agace un peu, n’est-il pas ? Yèsss, my sœur !

Bravo à Alain Cadu de nous faire une authentique anti brrrritiche nervous breakdown. J’aurais bien apprécié que l’ancien ministre Jack Allgood, heu pardon, Jacques Toubon, en fasse une belle, lui, d’abord. Car personne ne l’entend sur le sujet.

Le drame des mots anglais est plus large encore : même les marques françaises se mettent à baragouiner (le mot vient du breton bara=beurre et gwin=vin) un sous anglais à peine publicitairement efficace. Prêtez attention aux publicités à la télé. Citroën (spacetourer, the citroenist concept, excusez du peu), Renault (the frenn’ch-teutche, ça bave un peu).

Ces gens-là sont encore plus ridicules avec leur usage de l’anglais que les anglais avec leur Brexit. C’est dire !

Bon, d’accord, tout le monde, (et surtout pas les publicitaires français, les pauvres), ne peut pas se la jouer à la manière d’Obama : Yes, we can !

Lui, au moins, il cassé la baraque !"