indexTout le monde adore regarder, surtout quand il y a du monde aux Balkans...

Autant dire que le "Regard de Roumanie" de Michel Soulard sur des photos de José Vidal suscite le désir de tourner les pages de cet ouvrage qui va sortir le 16 octobre chez écrituriales.

Alors, sans plus attendre, le blog donne imméditement la parole à cet amoureux de la Roumanie et des Roumains

" Mi-e dor de tine, România, ţara mea"[1]

16-09-29- Regards de Roumanie Couv 1 AllegeeLa S.N.C.F. vient de supprimer de nombreux trains de nuit qui circulaient encore en France et la nostalgie envahit mon cœur et mon esprit !

Quel rapport avec la Roumanie, allez-vous me dire ? Et pourtant !...

Depuis bientôt 40 ans que je sillonne ce pays du nord au sud et de l’est à l’ouest je peux dire que j’y ai utilisé de nombreux moyens de locomotion dont les trains de nuit justement.

La Roumanie en train

Les premiers que j’ai utilisés c’était pour aller de Bucarest à Iasi, ou pour en revenir ; imaginez un trajet de 400 kms qui demandait 8 heures  !

Depuis il m’est arrivé de le faire de nombreuses fois de jour et de pouvoir ainsi admirer le paysage, à compter les gares et les arrêts : Buzău,  Bârlad, Tecuci où le train change de sens,  Râmnicu- Sărat,  Focșani,   Vaslui ; selon la saison, le soleil commence à se lever quand on arrive à Iasi, on a les yeux encore tout ensommeillés et on se croit arrivé à l’autre bout du monde ; pourtant la Roumanie, surtout la « Roumanie des villes », comme me l’a appelée quelqu’un, n’est pas aussi différente que ça de la France ; « la Roumanie des champs » c’est autre chose !

Il est sûr que le voyage en avion est plus rapide, une petite heure, mais la vision du pays n’est pas la même !

Mais si j’en reviens aux trains de nuit c’est parce que tous ou presque ont été pour moi un moyen de me rendre en Roumanie, que ce soit en passant par Berlin, Prague, Vienne ou Budapest ! Partout l’impression est la même quand on arrive, encore tout endormi, au petit matin, dans une capitale d’Europe Centrale !

16-09-29- Regards de Roumanie Couv 4 AllegeeDes photos parlantes

La Roumanie, je l’ai aussi découverte par la route, que ce soit en voiture individuelle ou en convoi humanitaire ; à quelques exceptions près, partout l’accueil est le même, que ce soit maintenant ou que ça ait été dans les années 80, dans les années noires de la dictature ; partout le même sourire et la même chaleur vis-à-vis de l’étranger, surtout s’il vient de France.

C’est pourquoi j’ai eu tant de plaisir à « faire parler » ces photos de José Vidal, qui lui aussi a été conquis par la gentillesse et l’accueil chaleureux de ceux, jeunes ou moins jeunes, que nous avons pu rencontrer au hasard de notre chemin.

Ces « Regards de Roumanie » nous font voir le pays sous son aspect réel, sous un jour plus attrayant que celui que nous laissent entrevoir  quotidiennement les médias soient disant bien renseignés et surtout « bien pensant » .

Comme je l’ai souligné avec certaines de ces photos, je peux le répéter : « J’ai même rencontré des tziganes heureux » ![2]

Michel SOULARD, écrituriales

[1] « J’ai la nostalgie de toi, Roumanie, mon pays »

[2] Film yougoslave de 1967, réalisé par Alexandar Petrovic

Retrouvez Michel SOULARD sur le site écrituriales